Informations pour les personnes concernées

Que vous offre ce site?

Des informations...
et des aides à la décision.

Ce site vous donne des points de repère pour évaluer votre consommation d’alcool. Il vous fournit des informations sur ce qu’il faut entendre par consommation à faible risque et sur les signes d’une consommation problématique.

  • Si vous estimez votre consommation problématique ou sur le point de le devenir, vous apprendrez que faire pour y remédier.
  • Si votre consommation vous semble au contraire ne poser aucun problème, vous trouverez des informations pouvant vous aider à ce que cela ne change pas.

On ne devient évidemment pas dépendant de l’alcool du jour au lendemain, mais au fil du temps, après une période plus ou moins prolongée de consommation problématique "J’ai besoin d’aide, où en trouver ?".

Moins la problématique alcool est importante, plus il sera facile de changer de comportement. Par contre, si elle a déjà pris une certaine ampleur, demander de l’aide peut se révéler utile et augmentera par ailleurs les chances de succès.

Qu’est-ce qu’une consommation à faible risque?

Boire raisonnablement ...
voire pas du tout dans certains cas.

Bien qu’omniprésent dans notre vie quotidienne, l’alcool ne pose aucun problème à la majorité d’entre nous. Mais, suivant l’usage qu’on en fait, de boisson d’agrément, il devient source d’ivresse ou une drogue engendrant la dépendance. Des problèmes liés à l’alcool peuvent affecter n’importe qui, homme ou femme, quel que soit son âge, son milieu ou sa profession.

Cela étant, tout le monde ne réagit pas de la même manière à l’alcool. Certaines personnes qui boivent relativement peu ont pourtant des problèmes d’alcool, alors que d’autres n’en auront qu’avec une consommation nettement plus importante.

De manière générale, le respect des règles suivantes garantit une consommation à faible risque:

Hommes adultes en bonne santé: pas plus de 2 à 3 boissons alcooliques standards par jour. Il est conseillé de renoncer à la consommation d’alcool au moins 2 jours par semaine. Si exceptionnellement vous dépassez cette quantité, n’allez pas au-delà de 5 de ces boissons, lors d’occasions exceptionnelles.

Femmes adultes en bonne santé: pas plus de 1 à 2 boissons alcooliques standard par jour. Il est conseillé de renoncer à la consommation d’alcool au moins 2 jours par semaine. Si exceptionnellement vous dépassez cette quantité, n’allez pas au-delà de 4 de ces boissons.

Par «verre standard», on entend la quantité d’alcool généralement servie dans les établissements publics:

Adolescents et personnes âgées: l’organisme des adolescents ainsi que des personnes âgées est plus sensible à l’alcool. C’est pourquoi:

  • les jeunes de moins de 16 ans ne devraient pas boire d’alcool du tout et, ensuite, peu et rarement jusqu’à leur majorité;
  • les seniors devraient se montrer prudents, leur organisme contenant moins d’eau et étant de ce fait plus sensible aux effets de l’alcool.

Malades et personnes prenant des médicaments: il est conseillé de voir avec son médecin ou un-e pharmacien-ne si on peut boire et si oui combien. L’alcool peut influencer négativement l’évolution d’une maladie. Et tous les médicaments, même ceux prescrits sans ordonnance, peuvent interagir avec l’alcool.

Dans certaines situations, même une faible quantité d’alcool est déjà de trop: que ce soit dans la circulation routière, en pratiquant un sport, au travail ou lors d’une grossesse, on devrait renoncer à l’alcool.

Quand les problèmes commencent-ils?

Au début, les problèmes sont peu importants...
avant de devenir toujours plus graves.

Le passage d’une consommation d’alcool non problématique à une consommation problématique est rarement brutal et intervient le plus souvent de manière imperceptible, progressivement, par habitude. On boit peu à peu toujours plus pour se détendre, pour faire face aux problèmes, ou pour d’autres raisons.

Plus les quantités dépassent celles d’une consommation à faible risque (voir "Qu'est-ce qu'une consommation à faible risque ?"), plus grand est le risque d’avoir des problèmes. En effet, les propriétés de l’alcool sont telles qu’il est susceptible d’abîmer presque tous les organes et, finalement, d’engendrer une dépendance.

Les problèmes commencent toutefois bien avant la dépendance, l’abus d’alcool portant clairement atteinte à la santé. Au début, les effets d’une consommation régulièrement excessive sont à peine perceptibles. Mais, avec le temps, les problèmes physiques et psychiques font leur apparition.

L’organisme s’accoutumant peu à peu à l’alcool, la tolérance augmente et la dépendance menace, et ce même en l’absence de toute ivresse. Du reste, bien des personnes alcoolodépendantes n’avaient presque jamais été ivres, mais avaient par contre augmenté peu à peu leur consommation.

Je n’ai que 28 ans...

Je n’ai que 28 ans et même si je ne crois ne pas être encore dépendant, c’est limite. Quant à dire pourquoi je me suis mis à boire, je ne sais pas vraiment. Probablement par ennui...

Car, au fond, tout va bien: j’ai une épouse que j’aime, une jolie maison, un bon boulot, aucun souci financier et quelques très bons amis… sauf qu’il y a ce problème d’alcool qui m’inquiète vraiment.

Depuis à peu près 2 ans, un rituel immuable rythmait ma vie: rentré du travail, j’avais une heure et demie à tuer avant l’arrivée de ma femme. Alors, à peine avais-je franchi la porte que je m’envoyais un premier alcopop... et avant même de m’en être aperçu, la moitié de la bouteille y avait passé.

(Tiré d’un forum internet)

Le fait est…

Le fait est qu’on a toujours bu de bons vins à la maison, et ça continue. Chez mes parents, il n’y a pas de repas sans bouteille de vin sur la table. Si je raconte tout ça, c’est pour montrer à quel point boire de l’alcool à la maison va de soi.

Contrairement à moi, mes parents sont capables d’entamer une bouteille sans la finir.

Alors, quand est-ce que tout a commencé?

A quel moment ai-je cessé de contrôler ma consommation? C’est vrai que j’étais toujours là quand il s’agissait de faire la fête ou de boire un verre et que j’ai rarement décliné une invitation.

Avec la rupture avec mon compagnon et le départ, à la même période, de mon associée...j’ai vu d’un coup le sol se dérober sous mes pieds: je me retrouvais toute seule, avec notre fille et sans travail.

C’est là que j’ai commencé à ouvrir une bouteille le soir, pour chasser les idées noires qui m’empêchaient de dormir. C’était d’autant plus facile que la cave regorgeait des meilleurs vins.

Et environ un an plus tard, je ne maîtrisais plus rien: j’avais besoin de ma bouteille quotidienne.

(Tiré d’un forum internet)

La consommation régulièrement élevée d’alcool est évidemment source de problèmes, mais ceux-ci peuvent aussi faire suite à une ivresse occasionnelle. C’est ainsi que l’effet désinhibiteur de l’alcool peut nous amener, par exemple, à tenir des propos inconvenants ou à nous montrer agressif.

Chaque fois que je sors…

Chaque fois que je sors, je bois beaucoup d’alcool. La plupart du temps je n’arrive plus à me contrôler, au point de ne plus dire que des conneries et de me montrer ignoble avec mes amis! C’est comme si j’étais quelqu’un d’autre.

(Tiré d’un forum internet)

Dans certaines situations, même de très faibles quantités d’alcool peuvent se révéler problématiques et suffisent déjà à augmenter le risque d’accident. D’où l’interdiction de conduire à partir de 0,5 pour mille d’alcool dans le sang. Bien entendu, le plus sûr est de conduire avec 0,0 pour mille!

Comment modifier ma consommation?

Réagir tôt est préférable. Changer ses habitudes n’est pas toujours facile.

Dès que vous remarquez que votre consommation a augmenté de manière significative ou dès les premiers signes de problèmes, il vaut la peine de réagir. Peut-être sera-t-il simple de changer vos habitudes et de contribuer ainsi sans trop d’efforts à votre santé. Modifier sa façon de boire est d’autant plus facile qu’elle est moins profondément enracinée. Et même si ces habitudes ont la vie dure et que cela demande des efforts, ça en vaut la peine.

J’imagine qu’on a toujours une raison pour boire…

Qu’on soit dépendant ou non, j’imagine qu’on a toujours une raison pour boire de l’alcool. Parfois, ce sera tout bonnement parce qu’on a soif, ou plus simplement parce qu’on a pris l’habitude d’avoir un verre à portée de main; d’autres fois, ce sera pour se détendre, ou alors pour des motifs plus complexes... En ce qui me concerne, si je bois de l’alcool le soir à la maison, c’est pour m’aider à aller dormir. Depuis quelque temps, je me suis mis à boire une camomille ou une ovomaltine: ça me calme et me met dans de bonnes dispositions pour aller au lit. C’est une nouvelle habitude que j’ai prise. En plus, après ma camomille, je n’ai pratiquement plus jamais envie d’alcool, comme si l’idée de boire m’avait déserté.

(Tiré d’un forum internet)

Conseils pour gérer sa consommation d’alcool de manière générale

  • Si vous avez soif, désaltérez-vous avec des boissons sans alcool.
  • Achetez ou préparez-vous des boissons sans alcool attractives.
  • Savourez vos boissons en buvant lentement.
  • Passez en revue vos habitudes et modifiez celles qui vous incitent à boire de l’alcool. Si par exemple vous avez pour habitude en arrivant chez vous d’aller chercher une bière dans le frigo, changez vos habitudes: ne mettez que des boissons sans alcool dans le frigo ou passez votre soirée autrement (sport, promenade, etc).
  • Identifiez les raisons pour lesquelles vous buvez de l’alcool et cherchez d’autres moyens de satisfaire ces besoins. Pour certaines personnes, l’alcool est par exemple synonyme de détente et d’antistress, d’où la tentation d’en boire à tout moment et toujours plus. Pensez à d’autres moyens de vous détendre et vous relaxer.
  • Parlez à quelqu’un de votre intention de modifier votre consommation d’alcool.
  • Prenez conscience des bénéfices que vous tirerez d’un changement de vos habitudes de consommation.
J’ai passé de sales moments…

J’ai passé de sales moments la semaine dernière, alors j’ai bu durant la journée... Jeudi, comme ça allait enfin un peu mieux, j’ai bu quelque chose seulement le soir et j’ai fait les constatations suivantes:

Premièrement, j’ai de nouveau les yeux clairs et brillants alors qu’avant ils étaient comme éteints. Ça m’a frappé parce qu’on m’a toujours fait des compliments sur mes yeux (et ça continue, Dieu sait pourquoi). Savoir qu’ils ne donnent désormais plus l’impression d’être sans vie me motive à boire moins;

Je suis aussi plus heureuse;
Je me sens également plus sûre de moi;
J’ai par ailleurs plus d’énergie;

Et enfin, je suis moins soucieuse à mon réveil, ce qui fait aussi que je dors mieux.

(Tiré d’un forum internet)

Conseils pour gérer sa consommation lors d’une sortie:

  • Buvez au moins une boisson sans alcool entre deux verres d’alcool.
  • Si vous avez soif, désaltérez-vous avec des boissons sans alcool attractives.
  • Ne buvez pas plus d’un verre par heure et pas plus de quatre verres en tout.
  • Achetez ou préparez-vous des boissons sans alcool attractives.
  • Savourez vos boissons en buvant lentement.
  • Passez en revue vos habitudes et modifiez celles qui vous incitent à boire de l’alcool. Par exemple, si vous passez votre soirée dans des lieux où l’alcool joue un rôle important, réfléchissez à d’autres possibilités de sortie : cinémas, sport, etc.
  • Parlez à quelqu’un de votre intention de modifier votre consommation d’alcool.
  • Prenez conscience des bénéfices que vous tirerez d’un changement de vos habitudes de consommation.

Si vous ne parvenez pas assez rapidement à tenir vos résolutions et à maîtriser votre consommation, n’hésitez pas à demander de l’aide. Voir aussi la page : "J'ai besoin d'aide, où en trouver ?"

Je bois trop, mais ne veux rien changer pour le moment

Quels avantages trouvez-vous à votre consommation d’alcool?
Y voyez-vous aussi des inconvénients?

Il se peut que votre consommation d’alcool ne vous pose pas problème, ou que vous n’êtes pour l‘instant pas prêt à la modifier. A moins qu’ayant fait le bilan des avantages et inconvénients de votre consommation, vous y voyez actuellement plutôt des avantages.

Si les raisons qui vous ont amené à ne rien vouloir changer ne sont pas si claires, nous vous invitons à y réfléchir:

  • continuer de boire autant d’alcool vous semble-t-il bénéfique? Voyez-vous d’autres moyens de vous procurer ces mêmes avantages? Ou…
  • continuer de boire autant d’alcool vous semble-t-il préjudiciable? Pour vous-même? Ou éventuellement pour d’autres?

Les risques peuvent aussi devenir des désavantages: atteintes à la santé, des accidents, la dépendance ou des tensions sociales (avec votre conjoint/partenaire, au sein de la famille ou au travail) sont les risques inhérents à la consommation excessive d’alcool.

Ces risques se répercutent sur l’entourage et, par conséquent, concernent aussi les autres. Par exemple dans la circulation routière avec un risque accru d’accident, ou au sein du couple et de la famille, où l’abus d’alcool peut engendrer des tensions. Abuser de l’alcool n’est donc pas qu’une affaire privée. Aussi vaut-il la peine d‘essayer d’en réduire les risques tant pour soi-même que pour votre entourage.

Que faire lorsqu’on n’arrive pas à changer?

Rester motivé! Prévoir les prochaines démarches

Vous avez tenté de modifier votre consommation. Ce faisant, vous avez accompli un premier pas important, même si vous constatez aujourd’hui que cet objectif s’avère plus difficile à atteindre que prévu. Car il est vrai qu’il ne suffit pas toujours de vouloir...

Appliquer les recommandations "Qu’est-ce qu’une consommation à faible risque ?" peut souvent permettre de retrouver la maîtrise de sa consommation. Si ces conseils ne vous ont pas permis d’y parvenir, c’est que vous en avez perdu le contrôle: votre consommation ne vous obéit plus, elle s’est en quelque sorte «autonomisée». Cette situation est d’autant plus à prendre au sérieux qu’une telle perte de contrôle peut être le signe d’une dépendance et donc de maladie, la dépendance à l’alcool n’étant pas, comme on l’entend parfois, une tare ou le résultat d’une faiblesse de caractère.

En général, je ne bois qu’après 18 heures …

En général, je ne bois qu’après 18 heures. Tantôt plus, tantôt moins, ça dépend, mais je trouve toujours une bonne raison pour boire. Parfois parce qu’il m’est arrivé quelque chose de super, d’autres fois suite à des emmerdements. Mais je bois tous les jours, même si je n’ai pas besoin de boire de l’alcool pour affronter ma journée. Mais si je reste un jour ou deux sans boire, c’est difficile pour moi et je n’arrive pas à m’endormir le soir. J’aimerais bien arriver à maîtriser ce problème d’alcool et j’ai sûrement besoin d’aide pour ça. Mais comment m’y prendre?

(Tiré d’un forum internet)

Que faire?

L’important est de ne pas se décourager. Vous êtes motivé-e et prêt-e à faire quelque chose!

En parler et demander conseil est le premier pas à faire. Un entretien confidentiel avec un professionnel devrait vous permettre de savoir ce qui pourrait vous aider. Les professionnels des services d’alcoologie ou un médecin sont à même de déterminer avec vous la meilleure façon de procéder et ce qui est conseillé dans votre situation. Les professionnels vous écouteront et vous guideront en toute discrétion.

J’ai besoin d’aide, où en trouver?

Tout le monde n’a pas besoin du même type d’aide
L’important est de trouver une aide adaptée à sa propre situation.

Je me rends compte…

Je me rends compte maintenant que j’ai un problème d’alcool. Je peux y renoncer pendant un ou deux jours, mais je deviens faible, parce que nous avons du monde à la maison ou parce que nous voulons ouvrir une bonne bouteille pour le repas. Le problème : j’aime le vin, mais après deux verres  je ne peux plus m’arrêter. Ces derniers temps, la situation a empiré, je ne me rappelle même plus de ce que je fais. Je crois que hier soir j’ai insulté mon mari. Il m’en veut et je le comprends. Mais je ne me rappelle absolument pas de ce que je lui ai dit. Comment s’y prendre pour arrêter tout ça ?

(Tiré d'un forum internet)

Divers types d’aide peuvent se révéler utiles en fonction de la situation individuelle de chacun-e.

Le mieux est de commencer par déterminer où vous en êtes et ce que vous allez devoir entreprendre. Un service spécialisé en alcoologie ou un médecin peut vous aider dans cette démarche. Choisir le but thérapeutique et le type de traitement les plus appropriés est capital et devrait faire l’objet d’une réflexion incluant tant le degré de gravité et la nature de vos problèmes d’alcool que votre situation personnelle.

Concernant la consommation d’alcool, c’est également votre situation individuelle qui déterminera si l’abstinence s’impose ou si une consommation contrôlée peut être envisagée.

Pour certain-e-s, un suivi purement ambulatoire suffira, constitué d’entretiens réguliers avec un-e professionnel-le d’un service d’alcoologie ou un médecin spécialiste. A noter que ce type d’aide est généralement gratuit et les professionnels en question sont soumis au secret professionnel.
Les personnes alcoolodépendantes tirent souvent grand profit du soutien offert par les groupes d’entraide. C’est l’occasion de rencontrer d’autres personnes vivant une situation semblable à la leur et d’apprendre à la gérer. C’est aussi l’occasion pour elles de constater qu’elles ne sont pas les seules à avoir ce problème.

Pour d’autres néanmoins, un traitement en milieu adapté se révélera nécessaire, seul à même d’offrir un environnement protégé et de permettre une «coupure». Ces traitements durent de quelques semaines à plusieurs mois et sont en principe suivis d’une post-cure. Il peut alors être utile de consulter un service spécialisé et/ou de participer à un groupe d’entraide si l’on veut éviter une rechute sur le long terme. Voir aussi la page "Comment prévenir une rechute".

Inévitable en cas de dépendance physique, l’arrêt ou la diminution de la consommation peut toutefois entraîner des symptômes de sevrage. Ces symptômes peuvent, dans certains cas, déboucher sur de graves complications. C’est pourquoi il est primordial de bénéficier d’un suivi médical.

J’en ai encore la chair de poule…

Repenser à quelle vitesse l’alcool avait fait de moi une loque me donne aujourd’hui encore la chair de poule. Une véritable perte de contrôle à la puissance mille!!
Quand je pense à quel point j’ai été près de foutre en l’air ma vie et celle de mon gosse...
horrible!
Mais ce souvenir, le pire des cauchemars imaginables, me renforce aussi dans mon abstinence.
J’ai tiré la sonnette d’alarme et ai foncé faire une cure de désintoxication. Directement après, j’ai fait un traitement ambulatoire d’une année et demie: c’est bien la première fois que je subissais une vraie thérapie.
Et c’est la meilleure chose que je pouvais faire. ça fait maintenant presque 2 ans que je me suis libéré de l’alcool, que je suis sobre. L’alcool est maintenant très loin derrière moi.... mais toujours présent dans ma mémoire.

(Tiré d’un forum internet)

Etre alcoolodépendant: qu’est-ce que ça signifie au juste?

L’alcoolodépendance est une maladie.
L’alcool peut rendre physiquement et psychiquement dépendant.

Etre dépendant ne résulte pas de la consommation d’une quantité définie d’alcool. Nous réagissons de manière individuelle à l’alcool, la dépendance survenant sensiblement plus vite chez certain-e-s que chez d’autres. De même, certain-e-s développeront une dépendance déjà en buvant relativement peu, alors qu’il faudra une consommation bien plus importante chez d’autres.

Les signes d’une dépendance à l’alcool sont les suivants:

  • ne plus pouvoir se passer d’alcool,
  • ne plus pouvoir contrôler sa consommation,
  • une augmentation croissante des quantités consommées (développement de la tolérance),
  • des symptômes de sevrage en cas de cessation ou de diminution de la consommation,
  •  un désintérêt pour tout ce qui n’a pas trait à l’alcool,
  •  la poursuite de la consommation en dépit de ses effets néfastes.

A noter que ces signes ne doivent pas nécessairement être tous présents pour parler de dépendance. Seul un-e professionnel-le est à même d’établir le diagnostic de dépendance. Il ou elle pourra également proposer une aide adaptée à votre situation.

En Suisse, on estime à environ 250'000 le nombre de personnes souffrant d’alcoolodépendance, une problématique qui touche de surcroît leurs proches – dont beaucoup d’enfants.

En tant qu’alcooolique chronique…

En tant qu’ «alcoolique chronique», j’avais besoin de maintenir mon taux d’alcoolisation à un certain niveau. J’avais donc développé toute une série de techniques à cet effet. Tout d’abord, je m’efforçais de mener rapidement et efficacement à bien mon travail à mi-temps puis de liquider au plus vite toutes les activités exigeant que je sois sobre (p.ex. me déplacer en voiture). Je faisais aussi en sorte de placer tous mes rendez-vous, dans la mesure du possible, en début de journée afin de pouvoir ensuite m’adonner librement à mon principal hobby: boire. Quant à mes achats, ils servaient pour l’essentiel à m’approvisionner en boissons, tout le reste ne servant qu’à les camoufler et à les justifier. Sitôt à la maison, je me mettais à boire, en faisant évidemment bien attention à ce que personne ne remarque quoi que ce soit ou ne me voie manifestement ivre...

(Tiré d’un forum internet)

La dépendance due à l’abus d’alcool peut être tant physique que psychologique. En cas de dépendance physique, l’arrêt ou la réduction de la consommation engendre des symptômes physiques de sevrage. Ce sevrage pouvant entraîner de graves complications, il devrait toujours s’effectuer sous contrôle médical.

Un sevrage physique est pénible, mais ne dure que quelques jours. Plus difficile à surmonter, la dépendance psychique prend généralement beaucoup plus de temps et peut provoquer des rechutes longtemps après le sevrage. C’est la raison pour laquelle il est recommandé de bénéficier d’un soutien prolongé après le sevrage.

Lorsqu’il y a des enfants

Lorsque l’un des parents ou les deux ont des problèmes d’alcool, s’ensuivent fréquemment des tensions ou des situations auxquelles les enfants sont confrontés sans avoir les moyens d’y faire face. Les enfants comprennent que quelque chose ne va pas au sein de la famille et se sentent souvent coupables de la situation. Ils en souffrent la plupart du temps. Il est important que ces enfants bénéficient de soutien: même en tant que parent ayant un problème d’alcool, vous pouvez beaucoup pour eux! Des informations vous sont données à ce propos dans les brochures «Enfant dans une famille alcoolique» et «Parent avant tout – Parent malgré tout».

Vous pouvez commander ces brochures en ligne (frais de port en sus) ou nous envoyer un courrier avec une enveloppe affranchie à votre nom.

Comment prévenir une rechute?

Connaître les situations et les conditions impliquant un risque de rechute est un outil précieux pour pouvoir y faire face. Lors du traitement, il est souvent proposé des cours de prévention de la rechute. Renseignez-vous, cela en vaut la peine!

Préparer un plan au cas où

Il est fortement conseillé de préparer à l’avance un plan pour savoir que faire au cas où vous ressentiriez une forte envie de boire. Ce plan peut permettre de mieux résister à l’envie et/ou de demander de l’aide. Avoir sous la main un numéro d’urgence (amis, groupe d’entraide, professionnels) peut faire partie de ce plan. Il est bon également de définir à l’avance quel rôle doit tenir votre conjoint en cas de rechute (appeler le médecin, vous conduire dans un centre que vous aurez choisi à l’avance, etc). Réfléchir à l’avance à ce que l’on entend faire en cas de situation difficile, le noter et l’afficher quelque part facilite une réaction constructive. Car lorsqu’on se trouve exposé au stress ou à la pression, on est moins en mesure de décider clairement ce qu’il convient de faire.

En savoir plus : brochure «Rechute» . Vous pouvez commander cette brochure en ligne (frais de port en sus) ou nous envoyer un courrier avec une enveloppe affranchie à votre nom.

J’ai rechuté: que faire maintenant?

Ne pas se décourager!
Tirer profit de la rechute.

Le parcours de la plupart de celles et ceux qui parviennent à se libérer d’une dépendance est marqué d’une, voire plusieurs rechutes plus ou moins graves. Une dépendance étant souvent l’aboutissement d’une très longue histoire, son développement s’étend parfois sur plusieurs années. C’est pour cela aussi qu’il n’est guère réaliste d’espérer résoudre rapidement un tel problème. Il faut se donner du temps.

Je me trouvais dans une institution résidentielle…

Je me trouvais dans une institution semi-résidentielle et j’étais sûr d’avoir accompli l’essentiel du chemin menant à la guérison.
Tintin oui! Ces deux dernières semaines, j’ai fait plusieurs rechutes, passant de nouveau des journées entières à boire – et ce sans véritable motif.
Alors, je me sens maintenant tellement mal que je n’ose même plus me regarder dans un miroir.
Vraiment, je ne sais plus que faire.

(Tiré d’un forum internet)

De nombreuses personnes qui ont rechuté se sentent honteuses et coupables. Le danger les guette alors plus que jamais de sombrer à nouveau dans l’alcool. Il est donc essentiel de comprendre ce que signifie réellement une rechute et ce qui se passe à ce moment-là pour pouvoir garder espoir et réagir de manière adéquate.

Après une thérapie couronnée de succès…

Arrivé au terme d’une longue thérapie couronnée de succès, j’ai retrouvé il y a peu le train-train de ma vie quotidienne et je veux absolument éviter la rechute!!!
Récemment pourtant, quand la caissière a pris du retard, j’ai soudain eu l’impression qu’une quantité de bouteilles de spiritueux me regardaient en riant. Voir ma dépendance resurgir ainsi fut proprement terrifiant et je me suis senti malade tellement j’ai eu peur.
Depuis, je fais bien attention de choisir des caisses sans alcool aux alentours et où ça avance!

(Tiré d’un forum internet)

Pour s’en sortir il est important de comprendre ce qui a causé la rechute et de savoir comment gérer à l’avenir une situation à risque sans recourir à nouveau à l’alcool. En ce sens, une rechute, bien que ne pouvant être vécue que comme une crise, constitue aussi une chance d’apprendre pour le futur. Ce qui ne veut pas dire qu’on doit absolument rechuter! Une rechute montre simplement qu’on est encore sur le chemin du rétablissement.

On peut toutefois réduire le degré de gravité d’une rechute. Il faut pour cela réagir aussi rapidement que possible et demander l’aide nécessaire à cet effet, que ce soit à des proches, à un groupe d’entraide, à un service spécialisé ou à un médecin.

En savoir plus : brochure «Rechute» . Vous pouvez commander cette brochure en ligne (frais de port en sus) ou nous envoyer un courrier avec une enveloppe affranchie à votre nom.

Offres d’aide

Vous trouverez des adresses de services de consultation dans l’annuaire téléphonique sous «Consultations d’alcoologie» «Centre d’alcoologie, «Centre de prévention et de traitement des toxicomanies ou des addictions», ou sous www.infoset.ch (Rubrique Traitement et conseil, puis Offres ambulatoires).
Naturellement, vous pouvez aussi nous appeler: c’est bien volontiers que nous vous fournirons des adresses d’institutions de votre région. A noter que les collaboratrices et collaborateurs de ces institutions sont tenus au secret professionnel et que leurs conseils sont généralement gratuits.
Vous obtiendrez des informations sur les groupes d’entraide auprès des services spécialisés régionaux et auprès des Alcooliques Anonymes (www.aasri.org, 0848 848 846).
Si vous préférez vous adresser à un médecin, vous pouvez soit en parler à votre médecin de famille soit à un psychiatre/psychothérapeute.

S’en sortir ensemble

Les problèmes d’alcool affectent non seulement la personne qui boit mais généralement aussi l’ensemble de ses proches, les plus touché-e-s étant celles et ceux qui vivent dans son entourage immédiat: conjoints, partenaires et enfants.

Sortir d’une dépendance à l’alcool est un processus qui exige beaucoup de patience de part et d’autre. Il n’est donc pas rare que cela ne marche pas du premier coup: tant la personne concernée que ses proches doivent faire face à des déceptions, ou à des paroles blessantes. Pourtant, en dépit de toutes ces difficultés, tenter de sortir de la dépendance représente un défi qui mérite d’être relevé, car tout le monde peut y gagner!

Reconnaître qu’on a un problème

Souvent les proches sont les premiers à dire que quelque chose ne va plus et à mettre le doigt sur la consommation d’alcool de la personne concernée. Si celle-ci parvient à reconnaître que l’alcool lui pose problème, elle aura fait un premier pas déterminant en vue d’un éventuel changement.

Se comprendre mutuellement

Comprendre la situation et les sentiments de l’autre est essentiel. En effet, se mettre à la place de l’autre favorise la compréhension mutuelle et reconnaître que la situation n’est pas simple peut aider à accepter et à surmonter des moments difficiles.

Dites-vous donc mutuellement comment vous allez. En parlant de vous-même et non de l’autre, vous éviterez de voir vos paroles mal interprétées et de susciter des réactions de rejet!

S’informer sur ce que vit et ce que ressent l’autre peut aider à mieux le comprendre et à accepter plus facilement la situation. Les personnes concernées pourront par exemple lire des brochures et autres documents destinés aux proches, et les proches consulter ceux destinés aux personnes concernées.

Comprendre ne veut toutefois pas dire que l’on doive tolérer n’importe quoi! On peut comprendre un comportement sans l’approuver. Et le dire est alors indispensable.

Le soutien aide à progresser

Sortir d’une dépendance revient parfois à emprunter un chemin escarpé. Désaccords sur ce qui devrait être fait et rechutes peuvent engendrer de graves tensions. Bénéficier d’une aide extérieure prend alors toute son importance. Profitez-en: les services spécialisés en alcoologie peuvent vous soutenir, faciliter votre cheminement et vous aider à trouver des solutions en cas de difficultés.

Etre responsable

«Si seulement tu arrêtais de boire, qu’est-ce que j’irais bien, et notre couple aussi!»
«Si seulement tu arrêtais de me chercher, j’aurais plus besoin de boire!»

Peut-être bien... ou peut-être bien que non.

Son propre bien-être ne doit pas seulement dépendre de ce que l’autre fait ou ne fait pas. Chacun est aussi l’artisan de son propre bonheur et doit, à ce titre, assumer ce qui lui arrive. 

  • Celui ou celle qui a un problème d’alcool et désire le surmonter est responsable de vouloir changer quelque chose et de solliciter l’aide dont il ou elle a besoin.
  • Les proches ne devraient toutefois pas se contenter de compter sur une métamorphose subite de l’autre: eux aussi peuvent se faire aider et apprendre comment se détendre.

Rien ne va plus…

La situation peut aussi se dégrader au point de tout remettre en question, y compris le couple. Les conjoints ou partenaires se demandent alors s’ils ne feraient pas mieux de se séparer. Même si les problèmes d’alcool – à l’instar d’autres difficultés – peuvent remettre en cause la poursuite de la vie commune, la décision de se séparer ou non reste une affaire d’appréciation individuelle. Pour beaucoup, c’est clair: puisque ça ne va plus, je m’en vais. D’autres, au contraire, chercheront à s’en sortir différemment, par exemple en se séparant temporairement ou en redéfinissant les modalités de leur vie commune.

Faire appel à un conseiller conjugal peut aider à trouver une solution dans la concertation plutôt que dans le conflit.

Avant j’étais désespérée…

Avant j’étais désespérée. Toutes ces rechutes que j’ai dû endurer, malgré les innombrables sevrages, traitements qui auraient dû l’aider à s’en sortir!

Si c’est ça la vie qu’il veut, si sa décision est de continuer à boire, que puis-je faire sinon m’incliner! Car, même s’il est malade, il reste une personne responsable de ses actes. Malheureusement, il semble qu’il n’ait ni la force ni la volonté d’assumer sa vie sans boire. Okay! Partant de là, je me suis dit: Bon, c’est ainsi! C’est son choix! Et pourtant, il a eu quantité d’occasions, de moyens et de possibilités de s’en sortir. Sans compter toutes les personnes qui l’aiment énormément et n’ont cessé de le soutenir.

Moi, de mon côté, je suis assez forte pour vouloir et pouvoir vivre sans lui et je sais que ça ira. Affronter les tempêtes de la vie n’est pas facile, mais je m’efforce d’y arriver. Je suis comme une nageuse dans une mer déchaînée. Bonne ou pas, je n’ai qu’une solution: Nager encore et encore, toujours plus loin, lancer un bras après l’autre, garder les yeux fermés, respirer et surtout ne pas regarder en arrière.

(Tiré d’un forum internet)

Le but est atteint! Et maintenant?

Il n’est pas rare que celui ou celle qui se libère d’une dépendance change profondément et que les proches peinent à s’adapter à ces changements. C’est que la personne concernée va vouloir occuper un nouveau rôle et une autre place au sein du couple et/ou de la famille, en même temps qu’elle va faire valoir ses besoins et souhaits.

Nombre de proches ont alors de la difficulté à retrouver un équilibre et à renoncer à certaines responsabilités qu’ils avaient dû assumer bon gré mal gré, mais qui étaient par ailleurs gratifiantes et contribuaient à leur estime de soi. C’est pourquoi parvenir à un nouvel équilibre au sein de la famille est si important.

J’ai constaté…

J’ai constaté que ma codépendance me créait aussi des problèmes en dehors de l’alcool. Je remarque chez moi certains des traits propres aux codépendants, notamment avec mes enfants. Bon, ce n’est pas aussi dramatique qu’avec mon ex, mais sur le fond c’est le même mécanisme. Je fais par exemple beaucoup de choses pour mes fils alors qu’ils pourraient parfaitement les faire eux-mêmes. Je dis souvent aussi oui alors que je pense non.

J’ai conscience de devoir faire vraiment très attention. Ce ne sont pas mes enfants qui me causent de la peine, c’est plutôt moi-même qui ne suis pas contente de moi parce que je n’arrive pas à leur imposer des limites et les laisse en faire à leur tête.

L’autre grand problème, c’est ma relation. Son intensité dramatique, les disputes, les mensonges, tout ce tumulte me manque... Non, en fait ça ne me manque pas mais, d’une certaine façon, la vie me semble maintenant fade. Même si je me sens teeeellement bien, avec ce sentiment de sécurité et cette stabilité que je ne voudrais pour rien au monde perdre.

Et pourtant... il y a ce vide, ce manque du «produit» que je n’arrive toujours pas à combler.

(Tiré d’un forum internet)

Les personnes qui parviennent à sortir d’un problème d’alcool ont souvent de la peine à se libérer du poids du passé. Elles se sentent responsables et coupables de ce qu’a vécu leur famille du fait de leur consommation d’alcool et se demandent comment réparer cela.

Dans cette recherche d’un nouvel équilibre au sein de la famille, tant le soutien d’un service spécialisé qu’une thérapie de couple ou familiale peuvent être utiles. Cela aidera à réduire les tensions, facilitera le dialogue et contribuera grandement à prévenir une rechute.

Qui nous sommes ?

Addiction Suisse entend prévenir ou réduire les problèmes liés à la consommation d’alcool et d’autres substances psychoactives ou à des comportements susceptibles d’entraîner une addiction. Elle conçoit et met en place des projets de prévention et s’engage dans la politique de la santé et la recherche psychosociale. Addiction Suisse est une organisation privée, indépendante de tout parti politique, reconnue d’utilité publique.

Plus d’informations sur Addiction Suisse.

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